Mohamed Hmoudane

Mohamed Hmoudane

10 mars 2017 – 20h30 – bibliothèque Pierre Boulle

BIOGRAPHIE

Né en 1968 à El Maâzize, village du Maroc, Mohamed Hmoudane réside en France depuis 1989. Son œuvre, saluée par la critique, compte plusieurs ouvrages poétiques dont, notamment, Parole prise, parole donnée (La Différence, 2003) ainsi que deux romans French Dream et le Ciel, Hassan II et Maman France, parus respectivement en 2005 et 2010 aux Editions de la Différence.
Il publie son premier livre que Abdeellatif Laâbi qualifie d’ « étrange cérémonie de parole , tant les poèmes qui le composent semblaient jaillir de nulle part». Depuis, Mohamed Hmoudane ne cesse de défier les conventions. C’est dans Attentat que cette entreprise de « déconstruction » se fait la plus radicale. Dans le sillage tracé par Attentat, Hmoudane publie Incandescence et Blanche mécanique.
Témoin tour à tour impassible ou âme expansive, Mohamed Hmoudane ne cède pas au déni béat. Arpenteur infatigable des espaces, il nourrit l’ambition d’être au monde tel qu’il se dissipe, tel qu’il advient. Dès lors, les poèmes jaillissent fulgurants, flamboyants et réfléchis, dans le sillage des grandes œuvres urbaines.
Si elle en pilonne les fondations, cette poésie féroce et réfractaire exprime paradoxalement un désir irrépressible de ré-architecturer le monde. Telle guerre est déclarée à la langue et les mots entrent en collision avec le corps du poète, dans un duel impitoyable mais salutaire.


BIBLIOGRAPHIE

  • Ouvrage collectif « Nous aimons la vie plus que vous n’aimez la mort » éditions Al Manar 2016
  • Le ciel, Hassan II et Maman France, La Différence 2010
  • Parole prise, parole donnée, La Différence 2007
  • French Dream, La Différence 2005 – Tarik Editions, Casablanca 2010
  • Blanche mécanique, La Différence 2005
  • Incandescence, Al Manar, 2004
  • Attentat, La Différence 2003
  • Poème d’au-delà de la saison du silence, L’Harmattan, 1994
  • Ascension d’un fragment nu en chute, L’Harmattan, 1992

CRITIQUE
« Flamboyante poésie héritière des grands élans comme les chants de Maldoror où la guerre calcine le verbe et le ressuscite. »
Mohamed Leftah


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