DE BOUCHE À OREILLES 2.0

 

Le berceau méditerranéen forme une des littératures les plus fécondes, notamment en matière de poésie. L’alliance de la mer et des rivages a toujours fait de « Mare Nostrum » un espace profondément humain, un creuset de rencontres et d’échanges, où s’impose l’importance de la parole.

Et si la poésie en tant que vecteur d’échanges et de partage, pouvait contribuer à sa manière à l’échange et à une meilleure découverte de l’autre ?

Le projet « De bouche à oreilles 2.0 » vise à s’emparer de la langue poétique par des moyens ludiques.

Depuis plus d’un an, l’Antre Lieux a ainsi proposé la création d’une banque sonore de poèmes récités par les habitants et reliés au dispositif des QR Codes. Des ateliers de lecture à voix haute se sont donc déroulés de Champfleury à la Barbière en passant par la Rocade ou Grange d’Orel. Petits et grands, publics suivant des cours d’alphabétisation, groupes de femmes de la MPT de Champfleury… Une quarantaine de personnes se sont prêtées à au difficile exercice de la transmission de la poésie.

Chacun des poèmes lus fait désormais l’objet d’un QR Code spécifique. À terme, ce moyen de transmission doit être visible dans tous les lieux partenaires.

La première restitution de cette aventure va se dérouler :

· le 26 janvier 2018

à 17 heures à la bibliothèque de Champfleury.

 

Manière de donner à voir et surtout à entendre la pluralité des voix et de rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont contribué à ces temps forts.

Nous vous attendons nombreux !

Un interview pour se présenter et connaître les trajectoires

Eric répond au micro d’Aytan dans le tour des interviews de présentation.

En ce lundi d’octobre, il s’agit de se présenter les uns les autres, sous la forme d’un entretien enregistré à la manière d’un journaliste.

Un passage en revue des différentes trajectoires des jeunes arrivés en France il y a peu.

Les questions
Comment tu t’appelles ?
Quel âge as-tu ?
Quel âge as-tu ?
D’où viens tu ?
Quelle est ta passion ?

L’équipe de l’atelier en piste

  Le jeu est le premier poème de l’existence.
Jean-Paul Sartre
C’est parti pour un strike ?

Début novembre, le souffle du mistral a poussé le groupe à remettre la visite du sommet d’Avignon à un prochain lundi. Vite, une solution de repli et nous voilà réunis pour une sortie au bowling. « Aujourd’hui on travaille pas ? », lance souriant Mohamed

Une joie pour tous : pour ceux qui découvraient comme pour celles et ceux qui avaient déjà joué dans leur pays. « En Algérie, j’ai déjà joué », raconte Aytan. « Moi aussi, en Espagne. C’est trop bon ! », ajoute Mohamed. « C’est un bon jeu », confirme Aboubakar, pour qui c’était une première.  « Il faut faire tomber les quilles en lançant sur la piste une boule qui est assez lourde mais il faut jouer doucement, pas comme au football ».  Puis « une machine vient chercher les quilles ». Quand toutes les quilles tombent en un coup, on dit que l’on a fait un strike. « C’est facile, j’ai bien aimé », raconte Fatiha.  

Qui a marqué le plus de points ? Eric a remporté la partie haut la main, grâce à la « triche », croit savoir Samira. Arrivée de Russie sans savoir jouer aux bowling, après des lancés directement dans la gouttière, elle fera son premier « spare ». La partie se ponctue par des « bien joué », « t’es nul » ou « super » !, vocabulaire appris en plein jeu grâce à une pancarte.

Un peu d’histoire

Le bowling est pratiqué par 100 millions de personnes dans plus de cent pays à travers le monde !  Ce jeu de quilles a connu  de nombreuses variantes depuis des siècles.  Des quilles et des pierres rondes ont même été retrouvées en égypte dans une tombe datant de 3000 ans avant notre ère. Le jeu actuel a été popularisé sous cette forme En Amérique du Nord.